FIQH:Menstrues-Allaitement-Grossesse et le Ramadan (Coin des Femmes)

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Mentrues,grossesse,allaitement et le ramadan

Dans les cas de rupture involontaire du jeûne, on répare seulement par le fait de jeûner  les jours (où il y a eu cette rupture involontaire du jeûne) après la fête de la fin du mois de Ramadan et avant le Ramadan prochain.
Ceux qui ont rompu le jeûne pour cause de maladie, de voyage, de grossesse, d’allaitement ou d’accouchement ou de menstrues ou de lochies, devront jeûner plus tard le nombre de jours correspondants : c’est ce qu’on appelle, le rattrapage (al-qadâ).

La Fidya (expiation):
Celui qui rompt le Jeûne car il lui est pénible de l’observer (par exemple une personne atteinte d’une maladie chronique dont on désespère la guérison) ou une personne très vieille qui ne peut pas supporter le jeûne devra (c’est une recommandation) pour chaque jour non jeûné nourrir un pauvre musulman ou verser l’équivalent en argent à ce pauvre : c’est ce qu’on appelle la Fidya.



 

La femme en état de menstrues ou de lochies

Il est interdit à la femme de jeûner en état de menstrues ou de lochies. Elle rattrapera ces jours plus tard.
Par contre si ses menstrues ou lochies cessent avant Fajr(l’aube) ou exactement au moment du levé de l’aube(et non après): elle devra jeûner (même si elle ne s’est pas lavée avant Fajr) et ces jours ainsi jeûnés seront évidemment comptés pour elle comme un jeûne valide: même si elle n’a accompli ses ablutions rituelles(Ghusl) qu’après l’apparition de l’aube.
C’est comparable au cas d’un homme qui se réveille en étant impur suite à une relation sexuelle (licite) ou à une pollution nocturne, prend son repas du matin (Suhour) et va jeûner mais ne se lave rituellement que bien après l’apparition de l’aube. Son jeûne est considéré comme valide et recevable: chez toutes les écoles.



 

La femme enceinte

  • Lorsque la femme enceinte a peur de la dégradation de la santé de son enfant, d’elle-même ou des deux à la fois, elle peut interrompre le jeûne et rattrapera le nombre de jours manqués plus tard.
  • Si le jeûne est dangereux pour sa vie ou pour celle du bébé ou si elle craint par le jeûne un grand mal pour elle ou pour le bébé: dans ces cas, elle ne doit pas jeûner (il sera interdit pour elle de jeûner) et elle rattrapera plus tard les jours manqués.

Quelques médecins rapportent :
La grossesse se divise en 3 étapes:
– la 1ère étape : les 3 premiers mois lors du développement du foetus.
– la 2éme étape : les 3 mois qui suivent.
– la 3éme étape : les 3 derniers mois de la grossesse.


 

  • Lors de la 1ère étape, la femme est tenue de manger car le fœtus en a besoin pour son développement.
  • Lors de la 2éme étape, la femme enceinte peut jeûner, à condition qu’elle soit bien portante, qu’elle ne soit atteinte d’anémie ou ne souffre de manques de protéines ou d’acides aminés… Ainsi la femme enceinte dans cette phase est tenue de jeûner (sauf si elle rencontre des soucis ou des problèmes et en consultant un médecin honnête).
  • Lors de la 3éme étape, la femme est tenu de manger car dans ce cas le bébé puise directement dans les réserves de la mère, celle ci risque des complications ainsi que son bébé. En effet, le jeûne dans cette phase peut avoir des effets désavantageux sur la formation des différents organes du fœtus.

Notre conseil : Il faut donc un suivi médical et il faut que le médecin (spécialiste sérieux) donne son avis avant que la femme enceinte décide ou non de jêuner en fonction de son état et de celui du bébé.



 

La femme qui allaite son enfant

Dans notre doctrine malikite, l’opinion la plus courante est que la femme qui allaite son enfant, si elle craint pour sa santé ou la santé de son enfant et ne trouve pas une nourrice qui allaitera l’enfant ou si le nourrisson n’accepte d’être allaité que par elle, pourra rompre le jeûne: mais elle devra rattraper les jours manqués(non jeûnés).


 

QUESTION 1: Et Si la femme doute si la cessation des règles a eu lieu avant ou après Fadjr ?

REPONSE: Elle jêune ce jour (car il se peut qu’elle a eu la cessation avant Fadjr) et le rattrape plus tard (car il se peut que la cessation des règles a eu lieu après l’aube).

  • Celui qui croyant l’heure du Maghreb (Timis) arrivée, mange alors que ce n’est pas le moment, devra cesser immédiatement de manger et poursuivre jusqu’au Maghreb son jeûne (Siâm). Par contre, il sera tenu de rattraper plus tard cette journée (après la fête et avant le Ramadan prochain).
  • Celui qui s’est trompé et a mangé, jeûnera plus tard cette journée sans faire l’expiation.
  • Celui qui boit ou mange involontairement doit cesser immédiatement dès qu’il se rappelle et continuer le jeûne le reste de la journée: et il fera le rattrapage plus tard.
  • Celui qui mange ou boit involontairement et par oubli, puis se rappelle et savait qu’il ne devait pas continuer à manger et qu’il mange quand même devra faire le rattrapage et l’expiation
  • Celle qui a eu une fin de règle avant Fajr, puis elle se lave après fajr et elle croit (à tord et par ignorance) que son jeûne n’est pas valide et mange : devra seulement rattraper.
  • Celui qui croit à tord et par ignorance que sa janâba (pollution nocturne) de la nuit invalide son jeûne puis mange la journée: rattrapera seulement ce jour sans faire l’expiation.

Ce sont donc des cas d’ignorance et de mauvaises interprétations (possibles et non liées à des mauvaises intentions).

  • Cas du voyageur (dans la mesure où ce voyage est licite et nécessite la réduction de la prière : la distance de « qasr »): il est préférable pour le voyageur s’il le peut de jeûner (sauf si cela présente une gêne ou une difficulté pour lui). L’opinion la plus répandue chez les malikites pour le voyageur est : s’il commence son voyage avant le Fajr, il pourra rompre le jeûne (il en fera bien sûr l’intention avant). S’il sort de chez lui alors qu’il est en état de jeûne, pendant le jour, il ne doit pas rompre son jeûne: mais s’il rompt son jeûne après sa sortie en voyage (pendant le voyage) il fera seulement le rattrapage. Mais s’il rompt son jeûne alors qu’il n’est pas encore sorti (c’est à dire qu’il est toujours chez lui) il faudra qu’il fasse le rattrapage et l’expiation (kaffâra). S’il a émis l’intention de jeûner pendant son voyage et qu’il rompt son jeûne pendant le voyage sans une raison valable: il fera le rattrapage et l’expiation. l’Imam Mâlik dit à ce propos: « le voyageur avait le choix de jeûner ou pas à cause de son voyage, mais comme il a choisi de jeûner il ne pourra sortir de son état de jeûne qu’avec une autre excuse valable(le fidèle ayant annulé lui même l’excuse du voyage) ». Le voyageur qui arrive à sa destination et décide (qui a l’intention de) rester quatre jours ou plus doit jeûner -comme il doit compléter sa prière (ne plus réduire): il n’est plus considéré comme voyageur. S’il a par exemple l’intention de rester une journée ou deux (pour un voyage du Qasr ) dans une ville (village) où il est arrivé : il a la dérogation (possibilité) dans ce cas de rompre le jeûne (car il est dans ce castoujours voyageur) : et ce jusqu’à ce qu’il ait l’intention de rester 4 jours ou plus.… Le voyageur autorisé à rompre son jeûne le rattrapera plus tard.

 Source: Matn Ibn ‘ashir

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