JE ME SOUVIENS…IL Y A 17 ans !!! par Pape Mody Sy

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Mame Aladji Mouhamed NDIEGUENE de thiès 14 Aout

Je me souviens de ma rencontre avec mon ami, mon confident, un samedi très spécial,

Je me souviens si jeune, de ses mains tremblotantes, me tendre un cube de sucre,

Je me souviens: « prononce tout ce que tu veux au monde, et cela se réalisera Inchaaa Allah»,

Je me souviens ces mots:«puisse Allah faire que je ne sois pas renvoyé du collège,Ameeeeen!»,

Je me souviens, pourtant je double la classe sans la moyenne avec une discipline en carence,

Je me souviens ce lundi, dans le bulletin: «passage exceptionnel en classe supérieure!!!»,et depuis,

Je me souviens et je le dis cette fois ci, mon histoire avec mon ami, mon confident,

Je me souviens de ce visage que je n’ai jamais contemplé sans larmes et bonheur et amour,

Je me souviens d’une matinée morose, me réveillant avec mille maux, malade, morne,

Je me souviens d’un ciel chargé de nuages menaçants, couvert de poussière rouge de fer,

Je me souviens d’une foule folle foulant des pas francs, je frémis et ferme les yeux,Elhadji Mouhamed Ndieguene Thies

Je me souviens de la nouvelle…de la terrible nouvelle…celle de l’éternel qui,

Je me souviens laisse ses séquelles, ses souvenirs, d’une soirée sans saveurs, triste,

Je me souviens, je vois encore de ses vieux compagnons hurlant, pleurant, titubant, forçant,

Je me souviens d’un takussan mouvementé, agité et des fidèles dépités, psalmodier,

Je me souviens du refus des talibés de l’enterrement jusqu’à l’heure du timis, ce jour,

Je me souviens d’une pluie battante, de pleurs et de prières, le ciel nous parle,

Je me souviens de deux camions des G.M.I, dans nos gémissements, geint la douleur,

Je me souviens d’une pluie battante, des eaux débordantes et d’une foi encore ardente,

Je me souviens des images d’un enterrement qui me sermonne dans mes moments d’errements,

Je me souviens d’une unité, dans la diversité, dans la cité, l’unité autour de Serigne Mounirou,

Je me souviens de ce jour, de ce lieu, de ce coin, de cette intimité, de cette complicité,

Je me souviens de mon ami Mbéguane qui dit « il parle avec quelqu’un qu’il ne voit pas»,

Je me souviens de mon ami, éternel est son amour pour le seigneur et son prophète (saw).

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